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* Mise à jour 13/11/10: Libre, l'Opposante Birmane Aung San Suu Kyi Salue et Parle à ses Partisans
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* 11/08/2009 à 07h00 (mise à jour à 10h09): Cette peine devrait empêcher la leader de l'opposition birmane de se présenter aux élections de 2010. L'Américain John Yettaw a lui été condamné à sept ans de travaux forcés.
Des manifestants brandissent des portraits d'Aung San Suu Kyi lors d'une manifestation à Bangkok le 11 juin 2009 (Pornchai Kittiwongsakul / AFP)
18 mois de résidence surveillée pour l'opposante à la junte birmane Aung San Suu Kyi. Si aucune mesure de clémence n'est annoncée d'ici 2010, cette peine devrait l'empêcher de se présenter aux élections que la junte compte organiser l'an prochain. La lauréate du prix Nobel de la paix a déjà été privée de liberté pendant 14 des 20 dernières années.
Aung San Suu Kyi avait d'abord écopé de trois ans de prison et de travaux forcés pour avoir enfreint les termes de son assignation à résidence, mais le chef de la junte Than Shwe a commué la peine en 18 mois de résidence surveillée, selon un ministre.
Le tribunal réuni à la prison d'Insein, au nord de Rangoun, a reconnu Aung Suu Kyi coupable d'avoir violé les termes régissant depuis 2003 son assignation à résidence. Elle avait brièvement hébergé en mai dernier un Américain John Yettaw, qui avait réussi bizarrement à nager jusqu'à son domicile, situé au bord d'un lac. Il a lui été condamné à sept ans de travaux forcés.
Depuis l'ouverture du procès le 18 mai à Insein, la plupart des audiences se sont tenues à huis clos, mais des diplomates de toutes les ambassades ont été autorisés à assister à la séance de mardi, selon des sources officielles.
La présidence suédoise de l'Union européenne (UE) a annoncé mardi de «nouvelles mesures ciblées» à l'encontre des dirigeants birmans et a réclamé la libération «immédiate» et «sans conditions» d'Aung San Suu Kyi.
(Source AFP)
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La présidence suédoise de l'Union européenne (UE) a annoncé mardi de "nouvelles mesures ciblées" à l'encontre des dirigeants birmans responsables du verdict condamnant l'opposante birmane Aung San Suu Kyi à 18 mois de résidence surveillée. (© AFP Nat Garcia)
BRUXELLES (AFP) - L'UE a dénoncé mardi la condamnation de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi à 18 mois de résidence surveillée, réclamé sa libération "immédiate, sans conditions" et annoncé de "nouvelles mesures ciblées" de sanction contre les dirigeants birmans.
"L'Union européenne condamne le verdict rendu contre Daw Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie et lauréate du prix Nobel de la paix, et le procès injustifié dont elle a fait l'objet", a annoncé la présidence suédoise de l'UE dans une déclaration publiée à Bruxelles. "L'UE demande instamment aux autorités de la libérer immédiatement et sans conditions", poursuit la déclaration.
"L'UE répondra par de nouvelles mesures ciblées à l'encontre des responsables de ce verdict", avertit la présidence suédoise.
"En outre, l'UE renforcera encore les mesures restrictives qu'elle a prises et qui visent le régime de la Birmanie/du Myanmar, y compris ses intérêts économiques", ajoute-t-elle.
Le groupe français Total serait en première ligne si l'Union européenne décidait de nouvelles sanctions contre la Birmanie, avait souligné en mai le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, en indiquant que cette question était examinée par Paris.
Les sanctions européennes contre la Birmanie, renforcées en 2007, incluent un embargo sur les armes, une interdiction d'entrée dans l'UE et un gel des avoirs d'une dizaine de responsables de la junte, la limitation des relations diplomatiques, une interdiction d'importation sur le bois, les métaux, les minerais et les pierres précieuses ou semi-précieuses, ainsi que sur de nouveaux investissements dans des entreprises birmanes de ces secteurs.
"L'UE souligne qu'elle est disposée à réviser, modifier ou renforcer ses mesures à la lumière de l'évolution de la situation en Birmanie/au Myanmar", précise la déclaration de la présidence suédoise de l'UE.
"L'UE intensifiera les efforts qu'elle mène avec la communauté internationale, et tout particulièrement avec ses partenaires en Asie, pour parvenir à notre objectif commun qui est d'obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Daw Aung San Suu Kyi et de tous les autres prisonniers politiques en Birmanie/au Myanmar".
"Il s'agit d'un premier pas essentiel dans le processus de réconciliation nationale véritable qui est nécessaire pour que les élections de 2010 puissent être considérées comme crédibles, libres et régulières, comme l'a également souligné le Secrétaire général de l'ONU lors de sa mission en Birmanie/au Myanmar les 3 et 4 juillet", précise-t-elle.
"L'UE rappelle sa détermination inébranlable à aider et à soutenir le peuple de Birmanie/du Myanmar. Elle fournit une aide humanitaire considérable à la population et se tient prête à accroître encore son soutien", rappelle la présidence suédoise.
Un tribunal spécial a jugé Mme Suu Kyi coupable d'avoir violé les termes régissant depuis 2003 son assignation à résidence. Elle avait brièvement hébergé en mai dernier un Américain qui s'était invité chez elle en nageant jusqu'à son domicile, situé au bord d'un lac.
© 2009 AFP